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Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Here, There And Everywhere

1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 21:14

Les chansons de Fevrier se retrouvant décalées à la semaine prochaine pour d’obscures raisons de planning qui s’éclairciront en temps venu, retour aux « Top 5 ».

 

http://www.voir.ca/blogs/nouvelles_musique/noir%20d%C3%A9sir.jpgNoir Désir… C'est marrant, c'est un des rares groupes dont je me rappelle parfaitement bien comment je les ai découverts. Ma sœur avait, sur une cassette, une copie de 666.667 Club. On était donc en 1997.

Un mercredi après-midi que je trainais mon désarroi pré-adolescent devant les clips de la 6, je vis le clip de "Un jour en France", avec Noir Des' en personnages de manga. J'étais fan de DBZ, j'aimais bien ce clip. Puis, quelques mois plus tard, le clip de "L'Homme pressé" et sa parodie de Boys Band, me réjouissait tout autant.

 

Puis rien pendant 3 ans.

 

Lors de ma découverte du Rock, j'empruntais la cassette de 666.667 Club à ma sœur. J'aimais bien l'album, même si pas entier, même si sans les titres je comprenais les chansons de travers: au lieu de "Ernestine", je comprenais "Elle reste digne". Foutue jeunesse. Ma préférée, celle que je pouvais me passer en boucle, les yeux fermés, allongé sur mon lit, dans mon walkman (un Panasonic argenté et bleu qui repérait les blancs entre les chansons pour se caler), c'était "Lazy".

 

Puis mon Walkman est tombé en panne.

Et rien pendant 3 ans. Sauf la "fin" du groupe.

 

Puis, un jour, chez un pote, j'ai entendu "Les écorchés", et "Aux sombres héros de l'amer". Je ne déconne pas: pensez que j'avais 4 ans quand ce morceau est sorti, et que Noir Désir, pour moi, ce résumait à 666.6667 Club, même Tostaky, je ne connaissais que de loin, je savais pas qu'ils avaient fait d'autres "morceaux connus".

Vous pouvez être surs que je lui ai emprunté tout ce qu'il en avait le jour même. Ca tombait bien: il en avait tout.

 

La sélection (je me force à pas mettre 2 titres du même album, mais c'est dur):

 

Pyromane

 

C'est simple, j'adore "Ou veux tu qu'je r'garde?" La production n'est pas forcément, pas toujours au top, mais ces six titres sont six grands titres. Le groupe ne s'y trompera pas, et continuera de jouer certains de ces titres en live jusqu'au bout. Et, sur le témoignage live de leur dernière tournée, ce "Pyromane", totalement incandescent (ha ha), enflammé (ho ho), splendide (euh…) C'est simple, c'est un de mes titres préférés, non pas de Noir Désir, mais tout court.

 

The Wound

 

Dur de choisir un titre. On prendre, au final, The Wound, arrivée d'un long cheminement, qui aura traversé le désespoir rageur de Sweet Mary, la folie rebelle, adolescente, et écorchée vive… des Ecorchés, justement (c'est par pur snobisme que je la mets pas, mais le cœur y est.), et surtout des deux Joey, du Fleuve, tous ces passages où le spectre de Morrison plane plus bas que jamais au dessus de l'âme torturée du groupe.

 

The Chameleon

 

C'est très, mais alors très con, le choix de cette chanson: je l'ai découverte via cette version, et la personne qui me l'a faite découvrir (soit-elle remerciée) l'a fait car j'étais, à l'époque, rédacteur (ex – en chef) d'un journal nommé Le Cameleon, et que ce refrain, "You gotta love the Chameleon", la faisait délirer.

D'autre part, ce fut ma porte d'entrée vers ce splendide album qu'est le "Prehistoric Sounds" des Saints, et ça…

  

Marlene
 

La vraie grande ballade de Noir Désir (avec Sweet Mary). Une chanson languissante, délicate, déchirante. Une guitare délicate. Un rythme métronomique. Et la voix de Cantat, aussi rêche que languissante, aussi décharnée que les cuisses des Marlène sont tendres et charnues…

Un déchirement, assurément.

En fait j'ai du mal à en parler, mais résumons ainsi: je relis en ce moment le "voyage au bout de la nuit", et je réécoutais Noir Désir en vue de cet article… La première partie du roman, avec ce titre en fond, voilà, on touche simultanément au sublime et au macabre, et les deux (livre comme morceau) touchent simultanément à leur but.

Derrière, vaut mieux aller fumer une clope.
 

Lazy

 

Last but not least. Il y a eu dans ma jeunesse, une période ou j'adorais ce genre de morceaux, qu'on qualifiera gentiment de "morceaux qui n'en finissent pas": Hey Jude, I want you (she's so heavy), et, pour Noir Désir, Lazy, donc. Ce "Lazy. La la la la lazy", qui dure, dure, dure de longues longues minutes… C'est un passage vraiment fabuleux. Surement, au final ,celui qui m'aura converti à Noir Désir, avec le recul. Le reste ne fut qu'une question d'avoir accès à leur musique.


La playlist (faute de présence sur Grooveshark, la majorité sont des versions studio, mais pour Pyromane et Lazy, le "En Public" s'imposerait) : 
 

 

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Published by Guic ' the old - dans Top à ...
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commentaires

arbobo 05/03/2010 19:54


eiffel je suis censé aimé, wqjuand je vois les ingrédients et que tous mes amis rockeux aiment, mais j'accroche pas trop avec la voix de humeau, ça ralentit ma progression, disons que j'ai un a
priori positif mais que dans la pratique je ne les écoute jamais ^^


Guic ' the old 05/03/2010 18:50


Et alors.
Son travail perso devrait-il être jugé à l'aune de celui qu'il fournit pour les autres? ;-)
 


Ska 05/03/2010 17:38


Ouais, mais en même temps, Humeau, s'il avait participé à Des visages des figures, il a aussi cosigné la piètre reprise du Temps des cerises enregistrée par ND fin 2008... :-/


Guic' the old 05/03/2010 15:32


Des trucs comme 666.667, dans la violence rock tout en étant bon, et pas métal, Eiffel s'y est frotté à plus d'une reprise, comme Humeau en solo aussi. Essaie d'écouter "Ma Part d'ombre" par
exemple.


arbobo 05/03/2010 15:13


ah ah, vraiment minable en effet de truc de Métro, mais tellement banal...

pour mon article sur "Des visages", d'une part il était délibérément provo, et ça rejoint aussi ce que tu dis guic, c'eet un disque moins rock, comme si en France pour faire un "grand disque" il
fallat s'éloigner du rock pur et dur, ce qu'il nous servaient pour notre bonheur jusque là.
Dans 666 c'est ça aussi qui est impressionnant, cette capacité à continuer à aller plus loin dans la dureté rock alors que ça faisait déjà bien 15 ans qu'ils tournaient.

alors que d'une certaine manière, un disque comme "des visages" d'autres peuvent le faire (en moins bien, vraisemblablement), 666 je suis pas certain qu'on trouve des concurrents valables, en tout
cas ils sont pas nombreux ^^

Mais bon "le vent l'emportera" est un de mes tout préférés dans leur discographie