Be Quick or be Dead

Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

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De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

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Tell all the people

Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 19:16

C'est marrant, depuis que j'ai commencé ces tops, c'est donc la seconde fois que l'ordre alphabétique se retrouve à se recouper avec l'actualité. Bon, on verra plus tard si c'est une bonne ou une mauvaise chose.

 

Alors donc, pour parler de Muse, je n'ai pas le choix. Je dois convoquer le jeune Guicard, plus connu dans ces pages sous le nom de "Moi quand j'avais 16 ans". Parce que finalement, seul lui pourra parler de ce groupe, si important dans mon existence, sans se sentir obligé de pratiquer l'ironie ou le sarcasme qu'imposent les deux dernières productions du trio anglais. (On le rappellera, d'ailleurs, quand il faudra parler de Placebo, je pense)

 

Muse est un groupe comme on en rencontre peu dans une vie de fan de rock… Un groupe qu'on trouve talentueux, grand, et éminemment sympathique alors que ses membres ont tout juste quelques années de plus que vous. Et donc évidement un groupe qui donne envie de se passionner encore plus pour la musique, mais aussi qui vous fait caresser le rêve bizarre d'un jour en faire. Pendant mes années de prépa, les rares fois où je parvenais à rêver d'autres choses que d'équations, je rêvais qu'un artiste que j'admirais me faisait monter sur scène avec lui (j'exagère, ce genre de rêves n'a du m'arriver que trois fois… Les artistes, hein, parce que les équations…)

 

Et finalement… c'est resté à l'état de rêve. Mais ce n'est pas plus mal. Reste que j'ai envers eux une dette, et qui, bizarrement, j'ai l'impression qu'ils ont une dette envers moi: garder vivant l'ado que j'ai été et croit être encore.

Alors passons maintenant à la sélection.



Showbiz

 

Issu de l'album du meme nom, ce morceau reste un must. Représentation idéale de mots que j'ai depuis utilisé à m'en faire péter la jugulaire, à savoir "montée en puissance", "tension", "explosion" etc… je n'arrive toujours pas à me lasser de ce titre. Il est beau, ses paroles (niaises, oh mon Dieu qu'elles sont niaises) restent gravées dans mon mental, il est fascinant, il est… l'incarnation de ce que j'aurais voulu que Muse reste. Simple mais pourtant puissant.


 

Host

 

Attention, quota de snobisme en vue. Mais c'est doublement logique: Muse est le premier groupe dont j'ai commencé à collectionner les faces B. Et certaines de leurs faces B sont leurs meilleurs morceaux. Host en fait partie. Une légère fuzz pour une intro splendidement sombre, qui s'achève dans une débauche d'effets, une explosion de souffrance… Bref, un grand moment de bipolarité adolescente. Un petit moment de vie dans le corps d'un ado.

 

 

Hate this and I’ll love you

 

J'ai hésité entre ce titre ci, et "Escape". Finalement j'ai gardé la ballade. Pour les incursions de bruit d'oiseau et de ruissellement d'eau claire tout droit sortis d'un disque de relaxation new age. Pour les paroles, oui, les paroles, codées, mais surtout à interprétations multiples, comme j'aime… Et puis pour la voix, haute, pompeuse, emphatique, qui, malgré le temps, le reniement, et le vieillissement, réussit toujours à faire un petit quelque chose au vieux que je suis devenu.


 

New Born

 

Choix de morceau purement symbolique. Septembre 2001, je traîne les magasins pour les courses de rentrée avec ma génitrice: je vais rentrer en terminale. Au détour d'un rayonnage du Leclerc, je tombe sur cet album. J'aimais déjà bien Muse, j'avais entendu cet album, qui m'avait paru pas dégueu au détour d'une soirée chez un pote, à l'autre bout de la ville, au mois de Juin précédent. Je n'avais pas réussi à ma le fournir (par contre, aucun problème pour récupérer le dernier Blink, sorti une semaine plus tard – étonnant.)

Je ne détaillerais pas plus, mais… Rentrant chez moi, je glisse l'album dans ma (regrettée) chaîne de l'époque. Et, même si j'avais déjà entendu le morceau en radio, l'irruption du riff de New Born, au bout d'une petite minute… Ca m'a juste cloué sur place. Oh certes, j'aime nombre de titres sur cet album (la reprise de Feeling Good est peut-être le seul qui me saoule – trop entendu – et Micro cuts le seul qui me gonfle…), il y a Plug In baby, Dark Shines, que j'adore… Mais non, New Born, ses paroles à la con, son riff démentiel… Oui, toujours, encore, New Born.

Ah, oui, j'oubliais. Cet album quittera la rotation lourde de ma chaîne hifi seulement quand sortira le live associé. C'est-à-dire en Juillet 2002.

 

 

The Small Print

 

Tiens, continuons dans la symbolique. Novembre 2003. Prepa. J'achete cet album le jour même de sa sortie, durant ma pause de midi. Copié sur cassette, il tournera des heures, des heures dans mon walkman. Mais bon, à ce moment là, je connais déjà plus de choses. Par exemple, mon best of des Doors et celui de Bowie ont déjà bien tourné dans ma ch&mbre et mes oreilles. Je n'en ai pas encore conscience, mais je m'élève (musicalement) en quelque sorte.

Conséquence, cet album n'aura pas le loisir de rotationner aussi lourdement que son prédecesseur. Celui-ci, ce n'est pas sa rotation, mais lui-même qui est d'une lourdeur impressionante. Et pourtant… Pourtant, au milieu de tout cela, on dirait que le "vieux" Muse a eu un sursaut d'orgueil. Le temps d'un titre, on laisse tomber les samples, les pianos, les clochettes, les artifices. Et on s'offre un morceau de Rock, de vrai, bien rentre dedans, bien direct.

A l'heure actuelle… Il est encore le seul morceau parfaitement réussi qu'ait offert ce groupe dans lequel j'avais placé tant d'espoirs… aujourd'hui déçus.

 

Eh ben putain j'ai fait long quand même… Allez, player.

 

 


Par Guic ' the old - Publié dans : Top à ... - Communauté : Le Monde du Rock
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