Looking for a kiss

Be quick or be dead

Songs for the Deaf

La moitié de l'ancienne playlist, liée au contenu de ce blog, ayant été engloutie dans les entrailles de Deezer, vous trouverez ici "seulement" quelques titres épars que j'aime, avec des variations aléatoires representatives de mon humeur.

***

De toutes façons personne écoute jamais les playlists sur les blogs, alors...

***


Tell all the people

Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 19:35

http://www.buffalospree.com/Blogs/Talk-about-Arts/November-2009/The-Box-Tops-In-Niagara-Falls-Friday/alex-chilton-sized.jpgLa faucheuse ne prend décidément jamais de congés. Déjà, elle ne respecte pas les fêtes sacrées (Vic Chesnutt, le jour de Noël), mais maintenant elle s’en prend aux autres fêtes.  Et ce coup-ci,  elle s’est carrément attaquée à la plus Rock n’ Roll des fêtes. La mort d’Alex Chilton pour la Saint Patrick, c’est pas le meilleur des cadeaux. A la rigueur, je crois que j’aurais encore préféré un chapeau Guinness ridicule.
 

Alex Chilton est né William Alexander Chilton le 28 décembre 1950, à Memphis. Le fameux berceau du Rock. Alex Chilton a réussi à scorer dans les deux catégories les moins enviées qui soient dans le Rock. One Hit Wonder 60’s, à 16 ans, avec les Box Tops, pour « The Letter ». Membre d’un groupe culte des années 70, ensuite, avec Big Star.


Ah… Big Star
. #1 Record et Radio City. Deux albums comme deux classiques confidentiels, qu’on découvre souvent par un détour presqu’infini au sein d’une quête musicale guidée par la seule curiosité. Alors que Big Star, de par son influence sur les générations d’après, on en entend, en quelque sorte, presque tous les jours. Mais voilà deux albums qui ressemblent furieusement à des anomalies. Deux albums de pop tout à la fois « lumineuse et mélancolique », d’une simplicité désarmante et aux mélodies imparables (In the Street est à ce sens un chef d’œuvre), dont on a du mal à croire qu’ils sont effectivement parus en ce début des années 70 où le monde n’a d’yeux que pour le Hard Rock et le Glam. La pop semble morte et enterrée, certes pour mieux renaître, mais Chilton, avec Chris Bell, puis sans lui, parvient à sortir deux albums beaux, simples, émouvants, et qui semblent appelés à ne jamais vieillir.
 

http://3.bp.blogspot.com/_tRg73iZIquM/Syd84URAyKI/AAAAAAAAd_M/5WyLgAgppiw/s320/big+star+debut.jpg

Après un troisième album et la dissolution (la vraie) de Big Star, Chilton mènera une carrière solo qui, bien qu’il se voit érigé petit à petit comme parrain d’une nouvelle scène musicale (en gros la power pop et une partie de la pop indé), restera finalement assez confidentielle (quel artiste américain à succès viendrait signer sur un label indé français, je vous le demande ?)

C’est bien des années plus tard, 30 ans après la sortie de « Radio City », que, sous la houlette des Posies, il se décidera à donner une suite à l’aventure Big Star, avec  l’album « In space ».

Et le voici mort, le 17 Mars 2010, des conséquences d’une crise cardiaque, à la Nouvelle – Orléans. Naître dans le berceau du Rock pour finir ses jours dans celui du jazz, à même pas 60 ans…

 http://riekels.files.wordpress.com/2009/07/big-star-radio-city-album-cover.jpg


Je me sens au final un peu ridicule d’en savoir aussi peu que ça sur Chilton. L’impression de ne pas être digne de me sentir touché par sa mort. Pourtant, parmi tous les groupes des années 70 que j’ai eu l’occasion de découvrir, seul Big Star me touche ainsi. J’aime bien des groupes de cette période. Pourtant, aucun ne me donne l’impression d’être mien. Black Sabbath, Led Zeppelin, les Pistols, Clash, voilà des groupes que j’aime admire et respecte, mais… Seul Big Star, avec ses mélodies tendres, son inclinaison à la mélancolie, sa vision sentimentale des choses, et pourtant ce côté rêche qui perce de temps en temps…  Est capable de me donner l’impression de me parler, à moi, à 30 ans de distance.


J’aurais voulu être triste, vraiment, pour les disparus de la musique depuis le début d’année… Et je ne le suis que pour celui dont, finalement, tout le monde à l’air de se foutre un peu. Et cette mort et d’autant plus ironique que je ne connais quasiment aucun album capable de rivaliser avec
#1 Record pour agrémenter la sensation que peuvent faire ressentir les premiers crépuscules printaniers. Trop vieux pour que ce soit  surprenant, trop jeune pour qu’on s’apitoye vraiment, trop oublié pour qu’on en parle, et surtout une mort trop banale pour faire rockstar (contrairement par exemple à son ancien camarade étoile filante Chris Bell.)

Autant dire qu’il meurt comme il a vécu. Dans un silence qui finalement ne dérange que ceux à qui il parlait droit au cœur.

 

Et si comme moi vous avez une fâcheuse tendance à découvrir les gens seulement une fois qu’on a parlé d’eux pour cause de décès, une rapide playlist (tirée presqu’exclusivement des deux premiers Big Star) : 

 

Par Guic ' the old - Publié dans : La mort en Rock - Communauté : Le Monde du Rock - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 14:10

http://4.bp.blogspot.com/_iRTj3YHEhNY/SMrN7lzptnI/AAAAAAAAEys/tAo2yV0CnBk/s400/1989+-+Tin+Machine+-+Front.jpgL'envie. Voilà quelque chose de Beau. Voilà ce qui nous motive, ce qui nous porte, ce qui nous fait rester en vie.

Si le terme, lorsqu'il désigne autre chose que le péché capital du même nom ou ce foutu bout de peau qui s'effiloche sur le côté du doigt (et qui fatalement se terminera par une petite zone de votre index écorchée vive et source de douleurs atroces) a été totalement fourvoyé par Johnny Hallyday (bien aidé en cela par Jean-Jacques Goldman, qu'on ne remercie pas), le sentiment associé est incroyablement noble.

 

C'est l'envie qui fait que j'écris ici. C'est l'envie qui fait que j'écoute des disques. En choisir un plutôt qu'un autre? L'envie, encore.

 

Bien évidement, c'est facile de jouer sur les mots, et, bien souvent, l'envie n'est jamais qu'un besoin dont on veut faire croire qu'on le contrôle. Par exemple, moi, j'ai souvent envie de fumer, et, bizarrement, je n'en ai jamais besoin. Un besoin, c'est nul, c'est sale. Une envie, c'est classe, c'est maîtrisé, c'est assumé. J'ai si souvent envie d'aller acheter des disques que c'en est pathologique, mais jamais, ô grand jamais je n'avouerais que j'ai besoin de traîner les étalages et rayonnages de galettes, alors que merde, je suis discomane, je le sais.

 

C'est comme ça qu'on reconnaît un adulte d'un enfant. L'enfant essaye de convaincre ses parents que, ce dont il a envie, il en a besoin. L'adulte, dans toute sa splendide vanité, considère que tous ses besoins sont des envies. Par exemple, le soir, il ne se demande pas ce qu'il a besoin de manger, mais ce qu'il a envie de manger. Pourtant, s'il ne cède pas à cette envie, il risque de pas tenir très longtemps.

 

Quand on a envie de rien, ça commence à être grave. "Boarf, j'ai pas envie" qu'on dit. Généralement, c'est le signe qu'on est amoureux, ou dépressif, ce qui finalement revient à la même chose, à ceci près que quand on est amoureux, la dépression a un petit nom, qu'on trouve en général charmant (et ce, même si c'est  Justine ou Casimir (là vous devinez que j'ai eu envie de regarder le calendrier à début Mars pour trouver des prénoms moches – désolé si vous avez des Justine et des Casimir dans vos familles) ce qui prouve que le manque d'envie fait perdre le sens des réalités).

 

L'envie me fait écouter une centaine de disques nouveaux par an. Pas plus, parce que j'en ai pas envie. J'écoute des disques par envie, pas par curiosité, boulimie, ou volonté d'exhaustivité, non. Par envie. Juste histoire de ne pas perdre le goût des choses: j'ai trop souvent voulu être au fait de tout par le passé, j'ai trop souvent risqué de perdre goût et envie, je veux pas jouer au con.

 

L'envie… voilà le moteur tant de mon goût musical que du fonctionnement de nombre d'artistes que j'apprécie. Trop d'artistes font des albums qu'ils disent faire par envie alors qu'ils ne les font que par besoin: besoin d'argent, besoin d'un prétexte pour repartir en tournée histoire de recycler une fois de plus le vieux répertoire, besoin de retrouver un succès passé, besoin d'exposition médiatique. Vanité que tout cela.

Mais certains travaillent à l'envie. Quand les Smashing Pumpkins décident de balancer un album entier gratos à leurs fans, c'est bien qu'ils avaient envie de le faire. (Les mauvaises langues diront besoin de se faire remarquer, certes… C'est là aussi qu'est la faille de mon raisonnement: ce qui sera une envie selon l'un serait un besoin selon l'autre, ah, beauté de la critique ou tout peut se dire de deux façons différentes selon qu'on aime ou pas)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/b/b3/Tin_machine.jpg


Par exemple là, je n'avais pas envie de mettre une image, mais j'en avais besoin par souci de lisibilité.


Mais revenons donc à ce sujet qui nous intéresse (moyennement, en fait). Dans les années 70, Bowie a toujours travaillé à l'envie. Envie de faire de la musique, sacrifice du groupe qui l'a porté au pinacle par peur de ne plus avoir envie, de s'essouffler… L'envie l'a mené tour à tour au succès, puis à l'avant-garde, à l'aube des années 80.

Puis, dans les années 80, le besoin le cède à l'envie. Au lieu d'être en avance sur la mode, David la suit (et c'est pas toujours heureux.) Ce n'est plus l'envie d'essayer qui domine, mais le besoin de réussir, le besoin d'être sur le devant de la scène.

 

On en arrive alors en 1989, deux ans après le minable Never Let me Down.Bowie, au détour, surement d'une descente de came, ou peut-être parce qu'il a vu ce que donnait son clip d'avec Mick Jagger, a décidé soudain d'arrêter les conneries.

Reste que soudain, Bowie a eu envie de redevenir un artiste musicalement valable. Et il s'est dit que pour arriver à ses fins, il avait besoin de disparaître quelques temps. Mais comme il a besoin de faire de la musique… L'idéal est de devenir membre d'un groupe (synonyme, pour un artiste qui compte, de rétrogradation en National, d'habitude, on quitte un groupe pour une carrière solo, pas l'inverse).

 

Puis, après deux albums, il dissout Tin Machine. Même si dans le Rock & Folk de Mars 1992, ils disent que le groupe se porte très bien et envisage de sortir un live, un an plus tard David ressortait son premier album solo depuis 6 ans, sur lequel on va quand même pas revenir.

 

Maintenant, la question se pose: en 2010, qu'est-ce qui peut donner envie à quelqu'un d'écouter cet album? Réponse: rien. Mais vraiment. Qui a quoi que ce soit à foutre de Tin Machine? De toutes façons, même pour un gros maniaque Bowien tel que moi (c'est quand même le seul artiste dont j'ai tant de disques que je peux pas les faire tenir sur une seule étagère dans mes tours! *), il y a un trou dans la discographie de Bowie entre 1983 et 1995 – et dans ma discothèque, aussi. C'est vraiment le pervers du dernier degré, le maniaque de l'exhaustivité qui va avoir envie de fouiller dans cette période, qu'il s'appelle Xavier ou Thomas.

 

Au départ, je voulais faire une chronique ironique, mais ça ne tenait que deux titres: Effectivement, "Bus Stop" est super pour attendre le bus, et "Run run run" ferait magnifiquement tapis d'une pub Nike (pour les premières Nike Air, par exemple).

Et puis je me suis dit que ça tenait pas debout. Puis j'ai réalisé que finalement, ce qu'il manque à cet album… C'est de la niaque. De... (tous en chœur!)... l'envie . Sur cet album, Bowie doit très certainement être le seul à se faire plus chier que l'auditeur. Qui lui, passé la quatrième minute de l'album, fait déjà autre chose. Parce qu'il est là le problème. Non seulement j'avais pas vraiment envie de l'écouter cet album (j'étais contraint et forcé par un accord tacite passé avec le magnat du David Bowie Blog Tour), mais j'y arrivais même pas. Ca ressemblait vraiment à du boulot. J'étais contraint de la faire, et la moindre raison d'y échapper faisait l'affaire, même, parfois, sans faire gaffe. J'en arrivait presque à siffloter un air n'ayant rien à voir alors que j'avais "Under the God" qui crachait à fond dans mes oreilles. Impossible de me concentrer. Obligé de penser à autre chose, ou alors je dérivais de moi-même, au hasard des choses.

 

 

D'ailleurs, si j'ai réussi mon œuvre, on atteint ici le point de non retour, celui où vous vous y êtes déjà pris à trois fois pour relire le dernier paragraphe, relisant de plus chaque phrase deux fois, sans pour autant toujours les saisir. Cet article vous gonfle malgré vous et vous pensez déjà à celui que vous devriez écrire, au menu de votre repas du soir, au gamin qui beugle, au prochain match du XV de France, à l'endroit ou vous avez rangé le Doliprane.

 

Dans ce cas, vous comprenez ce que j'ai ressenti en écoutant "Tin Machine", l'album que David Bowie n'avait pas vraiment envie de faire.

 

Et que moi, j'avais pas vraiment envie de chroniquer.

(Mais bon, Xavier avait besoin de cette chronique.  David Bowie Blog Tour oblige)

 

 

* Nick Cave, c'est pas pareil, c'est les coffrets qui le font tricher

Par Guic ' the old - Publié dans : Oh et puis f*** les catégories! - Communauté : Le Monde du Rock - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 19:35

Rapide rappel du règlement en vigueur:

Les morceaux sont classés par nombre de lecture total à partir du 1er Janvier 2010. Seul les morceaux dont la dernière lecture date du mois en cours sont pris en considération. Pour des raisons d’exposition et de prise en compte privilégiée des morceaux du mois considéré, les morceaux cités les mois précédents et les albums sur lesquels ils figurent sont éliminés d’office du classement du mois. Un seul morceau par album (le plus lu).

Le classement général, complet, sera publié en fin d’année.

 

Passons donc au mois de Février.

 

http://cdn.pitchfork.com/media/1602-the-coral.jpgThe Coral – Dreaming of you (The Coral, 2002)

Effet Saint Valentin ou quoi ou qu’est-ce cette chanson a trusté mes premiers quinze jours du mois. Une chanson juste parfaite. Du genre que, quant elle est fine, on se retrouve à se dire « fais chier, elle est trop courte cette chanson ». Espèce d’abruti ! C’est justement sa brièveté qui fait qu’elle est parfaite cette chanson ! Comme ça elle a pas de temps mort, en plus elle démarre déjà à fond, dès l’intro, pas de longue outro chiante, non, tout comme il faut, de bout en bout. Alors au lieu de raler qu’elle est trop courte, on la réécoute, plutôt.

 
 

26768 1380572919594 1390051708 1046119 5434097 nViol – Make me believe in Santa Again (Welfare Heart, 2010)

Bon, celle-ci est très bien, je la trouve très bonne, et, en 10 jours à peine, elle se retrouve à se coltiner avec celle qui est en tête. Cependant, on ne va pas y revenir.

 
 

La chanson qui est en troisième place

Non, désolé, il y a déjà assez de truc qui vont me coller la honte derrière, alors, s’il vous plait, je vais garder celle-ci sous silence. Disons juste que c’est lié à une série, et que si j’en parle pas c’est juste que c’est trop Horrible.

 
 

http://static.rateyourmusic.com/album_images/s20402.jpgWarrant – Cherry Pie (Cherry Pie, 1990)

Bon, ici aussi c’est lié à la redécouverte de cette chanson dans une série. Certes, c’est du glam métal (de la fin en plus, celui qui a aucune excuse). Certes c’est très con. Mais écoutez un peu, c’est pas un titre qui vous colle un grand sourire ça ? Un peu de fun, bordel, ça fait jamais de mal. Et puis, franchement, elle est pas si mal que ça quand même cette chanson… Non, bopn, oui,  'est pourri, mais bon...

 
 
http://www.rankopedia.com/CandidatePix/2179.gifGuns N’ Roses – November Rain (Use your illusion 1, 1991), ex aequo avec
Guns N’ Roses – Civil War (Use your illusion 2, 1991)

Axl Rose s’acharne à vouloir squatter mes oreilles. Après « Appetite » le mois dernier, me voilà à passer et repasser l’œuvre voulue pharaonique  des défoncés californiens.  C’est certes un peu plus honteux que le précédent, mais le mélange martyr du piano par, conjointement,  le pianiste et les semelles de Slash c’est quand même la classe ultime. En fait… encore une fois cette petite histoire de truc qui marche, et qui fait qu’entre beugler « I don’t need no civil war » avec Axl ou vibrer sur le solo final de November Rain… ben moi j’y trouve mon compte, tranquillement. Et j’adore.

Bon, cependant en fait c’est pas un vrai ex aequo, November Rain l’emporte pour cause découte du live également. Live dont Civil War est absente.

 
 

http://4.bp.blogspot.com/_qV_lN5A0b5Y/SpB2VfuY0xI/AAAAAAAAAEY/lwqn30ZGHKU/S271/pulp-this-is-hardcore.jpgPulp – The Fear (This is hardcore, 2000)

Les amis, il y a deux mois, je disais du mal de la carrier post  “Different Classes” de Pulp. Enfin, pas du mal, juste que ça me touchait pas. Oubliez ce que j’ai dit et excusez-moi, je me repends : This is Hardcore est un très bon, voire très grand album. De plus il est idéal pour s’endormir. Mais il est surtout très beau, et bien moins mou du cul que dans mon souvenir. C’est là « The Fear » qui est en tête, mais suivent derrière « Help the aged », « This is Hardcore », ou encore « I’m a man » autres petites pépites à aller dénicher dans cet album fascinant aux allures de manifeste de post-britpop.

 
 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/6/6f/PJYield.jpgPearl Jam – Do the Evolution (Yield, 1998)

J’ai longtemps été totalement réfractaire à Pearl Jam. Pourtant je connais plein de gens, normalement constitués, ayant des goûts musicaux parfaitement honorables, et qui sont capables de vous dire que c’est un des groupes les plus importants à leurs yeux. Ce genre de trucs, je peux comprendre. Mais merde pourquoi Pearl Jam ? Pendant longtemps, c’est ça que j’ai pas compris. Mais ça commence à changer. Je sais que jamais je ne pourrais m’approprier ce groupe (c’est trop tard), mais musicalement, ça commence à passer… En particulier ce morceau, rythmé, droit devant, pêchu, très très bon. Détail qui tue et entraîne la réécoute : le passage avec les chœurs.

 

http://img15.nnm.ru/2/9/3/1/f/86459c250e49e7782854a98aae6.jpgBeatallica – Ktulu (He’s so heavy) (Sergent Hettfield Motorbreath Pub Band, 2007)

Allez – y marrez vous. Vous connaissez, Beatallica? En gros c’est un groupe qui reprend les Beatles à la sauce Metallica. Et c’est très drôle. Et très bon.Pas de qualité, certes (enfin bon, les titres sont souvent hilarants, la palme à Everybody’s got a ticked to ride except for me and my lightning. Et évidement, ils ont fait un « Grey Album ». Mais surtout, ce titres est fascinant. Autant au début, il est hilarant, le chanteur tentant de faire tenir « Chtulu » là où devrait être « I want you », ce qui donne… « Keu – tou – lou ». Mais la fin… La fin…On est en train d’écouter le riff hypnotique des Beatles, un peu distordu certes, il boucle, boucle, boucle comme à l’habitude, et puis, d’un coup, à la sortie d’une impressionante transition, on se retrouve en train d’écouter l’envolée de « Call of Chtulu ». Juste fascinant. (oui, un rien me fascine, et alors ?)

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51k%2B46xTZdL._SL500_AA240_.jpgHayseed Dixie – Breaking the Law (Weapons of grass destruction, 2007)

Marrant que les deux soient ensemble. Alors, Hayseed Dixie, Chtif en avait parlé, c’est à l’origine un groupe qui reprend AC/DC version Country / Bluegrass. Puis ils se sont attaqués à Kiss. Puis… Ils ont laché les vannes. Pistols, Mötörhead, Beatles, et même Poison d’Alice Cooper y sont passé. Et donc Breaking the Law, que je ne connaissait pas avant (quoique je connaissait l’espèce de pont / solo sur 5 notes à un moment, et qui rend magnifiquement ici, joué au banjo.) Au moins, ça c’est de la musique qui fait bosser avec le sourire.

 

Allez, RDV dans un peu moins d’un mois, en espérant que Mars ce soit un peu moins… La honte, disons le tout net. En attendant, player de Fevrier: 

 

Par Guic ' the old - Publié dans : La meilleure chanson du monde... du mois. - Communauté : Le Monde du Rock - Ecrire un commentaire - Voir les 21 commentaires
Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 11:00

 

Guic' traine du côté du 7 ème sous-sol.

 

http://www.labovirtuel.ch/artlive/artlive/enfer01.jpg48 heures en enfer. Même Bruce Willis n'a tenu qu'une journée. 48 heures d'angoisse, suite au mélange détonnant entre le miracle de la vie et ma maniaquerie toute personnelle. Car voyez-vous, je suis devenu tonton. Oui, Tonton Guic' the Old, c'est moi, c'est officiel, c'est déclaré à l'état civil.

 

Et donc, il s'est déroulé 48 heures pendant lesquelles, à tout moment, mon portable pouvait sonner, pour annoncer prénom, taille, poids, et tout le monde va bien. Or évidement c'est une chose importante. Et qui dit chose importante pour moi, dit "musique associée à cet évènement important". Je suis comme ça. Mon Bac? "Rooftop" de Stereophonics. Mon premier râteau? "Zero" des Smashing Pumpkins. L'ouverture de ce blog? "I can't make it on time", des Ramones. Et ainsi de suite.

 

Et là… j'ai finalement passé 48 heures à redouter d'écouter le mauvais truc au moment où j'allais apprendre que j'étais effectivement tonton. Au point de… finalement me priver de musique, car les seuls trucs que j'avais envie d'écouter étaient des "défouloirs" qui auraient été du pire mauvais goût. Ma seule dérogation furent les morceaux de Guitar Hero que je jouait en mode batterie pour me passer les nerfs… finassant par briser ma baguette gauche sur la fin de "Mr Crowley" (d'Ozzy Osbourne). Comme quoi je devais vraiment atteindre genre le 7 ou 8 ème cercle, tout exutoire m'étant retiré.

 

Dans les faits, j'en écrasais méchamment au moment M, et c'est en me réveillant dans un sursaut vers 4 heures du matin que j'appris que c'était bon, c'était fait, j'étais une génération plus vieux. Peu de musique pour quelques temps encore, hors un "Let Down" (de Radiohead) qui cadrait particulièrement bien en ce dimanche matin lumineux et doux.

 

Ernesto Violin flirte avec les limbes.

 

26768 1380572919594 1390051708 1046119 5434097 nPendant ce temps là, sur ma boîte mail arrivait (mais je ne le savais pas encore) la nouvelle que le dernier album de Viol, Welfare Heart était sorti, tout prêt tout chaud, du studio.

Après "Love Boat" et son concept de recherche (et de perte) de l'amour trésor, on se retrouve plongé, le temps de 14 titres et de trois faces, dans l'Amour sous toutes ses formes.

Oui, l'Amour avec un A majuscule, tant rien ne parvient à lutter contre lui, et tant il est une émanation de nature divine, de Dieu, qu'on retrouve, outre sur cette splendide pochette, aux quatre coins de l'album. L'amour, si doux, si délicieux qu'on se surprend à dodeliner (voire sautiller au milieu du salon) à l'écoute de "Flavour of Love", le morceau purement pop qui ouvre l'album, simple et beau et qui ne parait contenir aucun sous entendu ou vice caché… L'amour, juste l'amour, toujours l'amour, pur et beau.

C'est au sein de cette première face (Found Letters) le pivot: aimer, sans limite ni raison, qu'on soit moine (Diary of a Monk), que la promise soit manchote (For the love of young Rose), ou que l'objet de l'amour (su partagé) n'existe tout simplement pas (Make me believe in Santa Again).

 

Puis sur la seconde face on se recentre sur soi, on revisite avec plus ou moins de joie son passé, on règle quelques comptes, on s'offre un "Time Travel" du plus bel effet… Et au sein de la dernière face (la "fameuse" face religieuse annoncée lors du concert), on se frotte à l'Amour Divin. On affronte ses démons, quitte à y perdre son amour (2000 pigs in the sea*)…Et l'album de se clore sur ce qui paraît une épreuve initatique, les déclarations d'amour cédant le pas à une déclaration de Foi vibrante déguisée en ritournelle de marin: c'est la traversée de The Bridge.

 

Aimer les autres, apprendre à s'aimer soi – même, pour pouvoir, enfin, peut-être, aimer Dieu… On pourrait passer des heures à philosopher là-dessus. Sur Love Boat, l'amour "matériel" se voyait voué à l'échec et finalement le trouver était plus excitant que de le posséder. Ici l'amour atteint le niveau supérieur, spirituel, se fait déclaration de Foi vibrante à tous les étages, même si la musique lui servant de support va plus chercher du côté de Liverpool que du côté de St Jean de Latran.

Tout cela est affaire de Foi, c'est-à-dire… de Confiance. Et question confiance, il est indéniable qu'Ernesto a gagné du galon. Confiance en soi, enfin, en le lui –musicien d'abord, de par un éventail d'instrument encore plus large que dans les efforts précédents (accordéon et piano – non, pas orgue, piano) font une entrée remarquée et réjouissante. Mais aussi parce que l'Ernesto-conteur laisse à l'occasion la place à l'Ernesto-guitariste quelques envolées dont on commence à ne pas se lasser. (Make me believe…, mais surtout Avalon)

 

Toutes ces choses mêlées font que certaines des chansons sont encore un cran au-dessus de Love Boat, voire deux crans. Le verso de la médaille explique donc en des termes très clairs que je suis bien en peine pour juger les autres. Tout ce que j'ai à dire, c'est "Jetez-vous sur cet album", ne serait-ce que pour pouvoir écouter ces splendeurs que sont "Flavor of Love", "Time Travel", "The Bridge", "Living in a cemetary", et… ben disons toutes celles que j'ai déjà cité, parce que là on arriverait déjà à lister les 2/3 de l'album facilement.

 

On pouvait s'attendre à ce que le successeur de "Love Boat" soit bon. Il l'est. Par contre je m'attendais pas forcément à ce qu'autant de chansons de cet album, disséminées de-ci de-la, refusent finalement à quitter mon esprit, et restent en permanence ancrées, sinon dans mes oreilles, du moins dans ma tête (certaines mélodies assez imparables sont du genre à rester, quand même).

 

Bref… Ernesto Violin nous régale une fois de plus (et avec quelle réactivité! Love Boat est sorti, je vous le rappelle, il y a à peine 10 mois!) d'un album délicat et fort agréable à écouter: une quinzaine d'écoutes en un peu plus d'une semaine quand même, et plus du double pour certains titres!)

 

Epilogue: Purgatoire et Rédemption

 

 

21/02. Après une rapide visite l'après – midi même, encore tout ému et fasciné et impressionné par la petitesse, la fragilité qui peut s'exhaler d'un enfant si jeune… Ce n'est qu'à ce moment que j'ai appris la sortie du nouvel album

 

L'ayant récupéré, je l'écoutais d'une oreille distraite, devant la porte de mon immeuble en fumant une clope, en réfléchissant au temps qui passe, aux responsabilités qui arrivent, à cette nouvelle génération qui arrive et refait passer à 3 le compte des générations dans la famille.

 

http://adelescostumes.com/santa_claus_costume_los_angeles_santas_beard_disguise_hollywood/santa_claus_costumes_los_angeles_santas_beard_disguises_hollywood_5.jpgEt soudain "Make me believe in Santa Again". Voilà, c'est ça. Face à un gamin si petit, on se sent finalement Père Noël, obligatoirement. Une sorte de tendresse infinie envers ce qui n'est pas encore vraiment quelqu'un qui n'a même pas vraiment de raison d'être. Une sorte d'amour inconditionnel et à peu près aussi absurde que beau, indiscutable… divin, presque. Béatitude. Car si on y réfléchit, en fait, le Père Noël, c'est jamais que "Dieu pour les 2  - 7 ans", non?

 

Et soudain (bis)… Tout le stress qui retombe d'un coup. Tout va bien, et la vie est belle.

 

Retenez donc d’ores et déjà la légende qui finira par remplacer les faits : A l’apparition de la nouvelle génération, j’écoutais « Make me believe in Santa Again ». Autant dire que j’ai aussitôt trouvé que d’un point de vue symbolique, ça collait vachement bien.

 

Arrivés là ;, on pourrait me reprocher de ne pas avoir fait de véritable critique de l’album… Franchement, vous croyez que c’est facile de critiquer un album qui a à ce point compté dans ma vie ?

 

Non…Plutôt que de pinailler de la sorte vous feriez mieux d'aller télécharger l'album à la source, à savoir ici.

 

  Et à l'occasion de ce V - Day, je ne suis pas le seul à en parler. Allez voir aussi ce qu'il en est chez Thomas, Laiezza, Cissie et Klak.

 

* Présentée au concert comme "inspirée d'un passage des Evangiles dans lequel le Christ envoie l'esprit d'un démon sur 2000 cochons", ce passage a depuis titillé ma curiosité… Si vous aussi ça vous intéresse, c'est dans l'Evangile selon Saint Matthieu, 8: 28-34

Par Guic ' the old - Publié dans : Oh et puis f*** les catégories! - Communauté : Le Monde du Rock - Ecrire un commentaire - Voir les 38 commentaires
Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 21:14

Les chansons de Fevrier se retrouvant décalées à la semaine prochaine pour d’obscures raisons de planning qui s’éclairciront en temps venu, retour aux « Top 5 ».

 

http://www.voir.ca/blogs/nouvelles_musique/noir%20d%C3%A9sir.jpgNoir Désir… C'est marrant, c'est un des rares groupes dont je me rappelle parfaitement bien comment je les ai découverts. Ma sœur avait, sur une cassette, une copie de 666.667 Club. On était donc en 1997.

Un mercredi après-midi que je trainais mon désarroi pré-adolescent devant les clips de la 6, je vis le clip de "Un jour en France", avec Noir Des' en personnages de manga. J'étais fan de DBZ, j'aimais bien ce clip. Puis, quelques mois plus tard, le clip de "L'Homme pressé" et sa parodie de Boys Band, me réjouissait tout autant.

 

Puis rien pendant 3 ans.

 

Lors de ma découverte du Rock, j'empruntais la cassette de 666.667 Club à ma sœur. J'aimais bien l'album, même si pas entier, même si sans les titres je comprenais les chansons de travers: au lieu de "Ernestine", je comprenais "Elle reste digne". Foutue jeunesse. Ma préférée, celle que je pouvais me passer en boucle, les yeux fermés, allongé sur mon lit, dans mon walkman (un Panasonic argenté et bleu qui repérait les blancs entre les chansons pour se caler), c'était "Lazy".

 

Puis mon Walkman est tombé en panne.

Et rien pendant 3 ans. Sauf la "fin" du groupe.

 

Puis, un jour, chez un pote, j'ai entendu "Les écorchés", et "Aux sombres héros de l'amer". Je ne déconne pas: pensez que j'avais 4 ans quand ce morceau est sorti, et que Noir Désir, pour moi, ce résumait à 666.6667 Club, même Tostaky, je ne connaissais que de loin, je savais pas qu'ils avaient fait d'autres "morceaux connus".

Vous pouvez être surs que je lui ai emprunté tout ce qu'il en avait le jour même. Ca tombait bien: il en avait tout.

 

La sélection (je me force à pas mettre 2 titres du même album, mais c'est dur):

 

Pyromane

 

C'est simple, j'adore "Ou veux tu qu'je r'garde?" La production n'est pas forcément, pas toujours au top, mais ces six titres sont six grands titres. Le groupe ne s'y trompera pas, et continuera de jouer certains de ces titres en live jusqu'au bout. Et, sur le témoignage live de leur dernière tournée, ce "Pyromane", totalement incandescent (ha ha), enflammé (ho ho), splendide (euh…) C'est simple, c'est un de mes titres préférés, non pas de Noir Désir, mais tout court.

 

The Wound

 

Dur de choisir un titre. On prendre, au final, The Wound, arrivée d'un long cheminement, qui aura traversé le désespoir rageur de Sweet Mary, la folie rebelle, adolescente, et écorchée vive… des Ecorchés, justement (c'est par pur snobisme que je la mets pas, mais le cœur y est.), et surtout des deux Joey, du Fleuve, tous ces passages où le spectre de Morrison plane plus bas que jamais au dessus de l'âme torturée du groupe.

 

The Chameleon

 

C'est très, mais alors très con, le choix de cette chanson: je l'ai découverte via cette version, et la personne qui me l'a faite découvrir (soit-elle remerciée) l'a fait car j'étais, à l'époque, rédacteur (ex – en chef) d'un journal nommé Le Cameleon, et que ce refrain, "You gotta love the Chameleon", la faisait délirer.

D'autre part, ce fut ma porte d'entrée vers ce splendide album qu'est le "Prehistoric Sounds" des Saints, et ça…

  

Marlene
 

La vraie grande ballade de Noir Désir (avec Sweet Mary). Une chanson languissante, délicate, déchirante. Une guitare délicate. Un rythme métronomique. Et la voix de Cantat, aussi rêche que languissante, aussi décharnée que les cuisses des Marlène sont tendres et charnues…

Un déchirement, assurément.

En fait j'ai du mal à en parler, mais résumons ainsi: je relis en ce moment le "voyage au bout de la nuit", et je réécoutais Noir Désir en vue de cet article… La première partie du roman, avec ce titre en fond, voilà, on touche simultanément au sublime et au macabre, et les deux (livre comme morceau) touchent simultanément à leur but.

Derrière, vaut mieux aller fumer une clope.
 

Lazy

 

Last but not least. Il y a eu dans ma jeunesse, une période ou j'adorais ce genre de morceaux, qu'on qualifiera gentiment de "morceaux qui n'en finissent pas": Hey Jude, I want you (she's so heavy), et, pour Noir Désir, Lazy, donc. Ce "Lazy. La la la la lazy", qui dure, dure, dure de longues longues minutes… C'est un passage vraiment fabuleux. Surement, au final ,celui qui m'aura converti à Noir Désir, avec le recul. Le reste ne fut qu'une question d'avoir accès à leur musique.


La playlist (faute de présence sur Grooveshark, la majorité sont des versions studio, mais pour Pyromane et Lazy, le "En Public" s'imposerait) : 
 

 

Par Guic ' the old - Publié dans : Top à ... - Communauté : Le Monde du Rock - Ecrire un commentaire - Voir les 36 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés